Mon royaume

Pas d'artifice ou de fausseté,
mon corps dévêtu révèle
l'automne de la vie ;
d'une fraîcheur mâtinée de caresses,
la brise me drape
de sa mousseline venteuse ;
m'assoir sur un banc,
dans le silence d'un été déclinant,
poser mes pieds dénudés
sur une verdure sauvage.

La nécessité de l'écriture
m'affranchit du langage des idiots,
devant le comportement des sots,
me réfugier dans ma forteresse,
où les pauvres d'esprit
n'y ont pas leur place,
laisser tournoyer ces démons
dans leur ciel obscurci
par la perfidie de leur cœur,
mon royaume au-delà de leur terre
demeurera libre et paisible.

Poème de Jean-Michel Léglise
Photographie du poème : Jean-Michel Léglise
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