
Souffler cinquante bougies, quoi qu’on en dise, ce n’est pas un geste anodin. Il faut avoir du coffre ! Toutefois, j’ai toujours vingt ans dans ma tête (Je les ai vécus au siècle dernier… « Ah oui quand même » me balancerait un gamin de la génération alpha). N’avons-nous pas l’impression parfois que notre esprit nous trompe sur le nombre d’années (lumière ?) parcourues entre la période de notre jeunesse et celle du présent ?
Prenons l’exemple de mes anciens camarades de classe que je n’ai plus revus depuis le collège. Leur visage est resté figé dans ma mémoire avec un faciès d’adolescent. Et quand par le plus grand des hasards, j’en retrouve quelques-uns sur les réseaux sociaux, les années n’ont pas été un cadeau pour eux. Ni pour moi d’ailleurs : place à l’embonpoint et à la fugue des cheveux (j’aurai préféré l’inverse). J’imagine bien leurs yeux écarquillés et les entendre me dire : « Ben alors J-M, tu t’es lâché ? »
Et la souplesse de mon corps dans tout ça ? Maniable comme du bois de chêne. C’est dire ! Je navigue entre deux eaux : ni jeune, ni vieux ! Fini les excès d’alcool, les cigarillos, les agapes et les soirées interminables ? Quinquagénaire ne veut pas dire vie ascétique ! Il ne faut pas pousser, je ne sous-entends pas que j’ai déjà un pied dans la tombe.
Alors mise à part tout ce bla-bla sur mon âge, 2026 a une résonance particulière pour moi. D’une part, un nouveau site Internet : jeanmichelleglise.net. Certes, la mise en page peut paraître plus austère que la précédente sur jeanmichelleglise.fr1 mais si j’imitais les plus jeunes, je dirais que « j’ai eu la flemme ! » La conception de visuels (bannières, affiches, etc.) devenait chronophage et la mise à jour du site fastidieuse car l’infrastructure mal pensée. Je suis poète, pas infographiste-webmaster-community-manager.
Aussi, plus de chichis ! J’ai donc choisi une esthétique minimaliste avec un graphisme épuré. Une navigation simplifiée et une accessibilité réelle sur les smartphones et les tablettes. Maintenant, le site peut prendre de l’âge sans qu’il vieillisse péniblement avec la technique.
D’autre part, et la dernière info pour conclure mes propos du jour, la sortie prochaine de mon quatrième recueil de poèmes Le tournis des mots aux Éditions Unicité (fin mars, début avril 2026). Au bout de trois ans de silence (concentré sur la revue L’Éponge et la scène ouverte éponyme), il était temps que le poète qui sommeillait en moi se réveille.
Voilà chose faite !
